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Légende

Saint-Ménélée naquit vers l'année 654 au château de PARILLES, près de PRECIGNY en Anjou, d'une famille noble et riche, alliée aux Mérovingiens.

Dès son plus jeune âge Ménélée laissa présager de sa sainteté future ; il se complaisait dans la solitude et la prière et se faisait une joie de venir en aide aux pauvres. Dès l'âge de 7 ans, il fit voeu de chasteté pour se consacrer entièrement au Seigneur. Il fut un modèle de charité, de douceur et de piété.

Craignant de le voir quitter sa famille pour se consacrer entièrement à sa Foi, ses parents songèrent à le marier, de bonne heure, à Senza, fille d'un puissant seigneur nommé Baronte. Ils l'obligèrent à accepter des mains de Baronte un anneau de prix, comme gage de son prochain mariage. Peu enclin à attacher de la valeur aux biens matériels, et fidèle à la promesse qu'il avait faite à Dieu, Ménélée se tourmentait et ne voulait pas envisager ce mariage.

Peu avant la cérémonie, il confie son secret à deux jeunes domestiques, Savinien et Constance : il refuse tout ce que lui proposent ses parents et désire s'enfuir de la maison maternelle pour suivre sa voie spirituelle.

Une nuit, peu avant Pâques, il quitte le château de son père avec Savinien et Constance, et part en direction de l'Auvergne. Il avait appris que, dans ce pays, des pieux solitaires travaillaient à leur sanctification.

Vieux bourg
Cité de Pigoil
Vieux Bourg

Cité de Pigoil

Après quelques jours de marche, ils arrivèrent à l'endroit où, plus tard, fut bâti le château de MONTAIGUT-EN-COMBRAILLE. Les épaisses forêts pouvaient leur offrir une retraite ignorée. Savinien, de constitution délicate, proposait une halte à l'entrée de la belle vallée de La Vernade. Mais Constance et Ménélée voulurent pousser un peu plus loin et, au bout de quelques minutes, ils furent arrêtés par le ruisseau de la Bouble, grossi par les eaux qui avaient emporté le pont de bois sur lequel la route franchissait le flot. Le courant trop rapide obligea les voyageurs à passer la nuit sous un méchant abri de branches d'arbres (ou dans une grotte?), sur la hauteur voisine. C'est là qu'ils promirent de construire une chapelle - chapelle qui, agrandie, modifiée, donna l'église actuelle du Bourg. Quand les éléments furent calmés, ils reprirent leur route ; les eaux ayant baissé, ils franchirent le " torrent ", remontèrent les côtes des Pies Gauloises (Pigoil) et arrivèrent en deux heures de marche, après avoir franchi le plateau élevé (Bois des Brosses), au pied d'un bassin circulaire, aux rebords boisés, au fond tapissé de prairies verdoyantes.

DSCN1045PatrimoinephotoselmIls aperçurent, près des ruines de l'ancien monastère de Menat, un religieux assis à l'ombre d'un arbre : c'était Saint-Chaffre, aussi appelé Saint-Théophile, le procureur du monastère de Carnery, près du Puy-en-Velay. Ménélée lui demanda de lui indiquer un monastère dans lequel il pourrait préparer sa sanctification. Saint- Chaffre l'installa à Carnery. Ménélée fut un modèle d'obéissance, d'humilité et de renoncement ; remarqué par ses vertus religieuses, il se fortifia dans l'étude des saintes lettres et dans la science qui fait les saints. Il passa sept ans dans cette sainte maison, qui furent pour lui un précieux noviciat et une halte sur le chemin du ciel.

Une nuit, dans le calme de la communauté, une voix l'appela par trois fois, l'engageant à retourner sur les ruines de l'ancien monastère de Menat. Ménélée, accompagné de Savinien et de Constance, quitta donc Carnery pour retrouver la vallée de la Sioule. Il reconnut les ruines éparses d'un ancien monastère, appelé Menat, fondé sous Clovis et qui avait été saccagé en 595. A l'aspect de ces murailles rappelant la sanctification de tant d'âmes, Ménélée se sent pressé de les relever. S'abritant dans un modeste réduit, travaillant sans relâche, s'encourageant par la prière, les trois jeunes solitaires commencèrent la reconstruction de l'Abbaye. A la présence de ces nouveaux habitants, les échos de la vallée reprirent vie et retentirent du chant des psaumes et des accents de la prière. Dans ses prières, Ménélée confiait le soin de son entreprise au Dieu qui lui en avait donné l'idée. Il redoublait de courage et de ferveur. Son humble vertu, ses prières, sa vie mortifiée, ses oeuvres merveilleuses portèrent leurs fruits. Des âmes généreuses, des hommes blasés du monde, vinrent à son secours dans la reconstruction de son monastère.

Pont romain de MenatLa renommée de Ménélée retentit en Anjou, aux oreilles de sa mère, de sa soeur, de Senza, son ancienne fiancée. Elles décidèrent d'entreprendre ce long voyage pour revoir Ménélée. Arrivées à Menat, elles furent stupéfaites de l'oeuvre accomplie.
Ménélée les entretint avec tant d'onction et de force de la vanité des choses de ce monde éphémère, qu'elles se déterminèrent à dire adieu aux richesses de la terre.

Le monastère devenait de plus en plus florissant. Cependant, une nuit, un incendie le détruisit partiellement. Loin de se décourager, Ménélée, aidé par tous les habitants et les grâces des gens, reconstruisit inlassablement ce que le feu avait saccagé.

Pendant sa longue administration, le Saint partageait son temps entre la prière, la méditation et l'étude des saintes lettres, s'isolant dans une grotte proche, creusée dans le rocher (Lisseuil). Dans la maison, son esprit faisait une large part aux humbles qui y trouvaient une hospitalité aussi douce que confortable. Sa sainteté, ses oeuvres, ses miracles, firent bénir son nom dans toute la contrée.

Ménélée s'éteignit le 22 juillet 720 laissant un message de charité, d'abnégation et de Foi dans la prière.

Telle est la légende... SAINT-ELOY s'appelait alors SAINT-HILAIRE-DE-MONTAIGUT.

 
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